6. Perdus sur le chemin du retour

Samedi 29 juin

Narrateur : Fabrice Reymond

A6_carte

03 – Bétonsalon, Centre d’art et de recherche, Paris – La transcription n’est en aucun cas un événement neutre

04 – CAC Brétigny, Brétigny-sur-Orge – There’s a riot goin’on, Matthieu Saladin

30 – YGREC ENSAPC, Paris – Prerecorded Universe

23 – la maison rouge fondation antoine de galbert, Paris – My Joburg, la scène artistique de Johannesburg

Rendez-vous et parcours à Paris et Brétigny

11h – 12h
Bétonsalon – Centre d’art et de recherche
Visite de l’exposition Quelque chose de plus qu’une succession de notes par la directrice et commissaire de l’exposition Mélanie Bouteloup, suivie de la performance Fabula de Violaine Lochu.

12h21 – 12h49
RER C de Paris vers Brétigny
Perdus sur le chemin du retour
Fabrice Reymond

13h – 14h30
CAC Brétigny
Vomir plays G20 song, concert-performance par Vomir alias Romain Perrot, suivi d’une visite de l’exposition There’s a Riot Goin’On par l’artiste Matthieu Saladin et d’un barbecue ouvert à tous !

14h42 – 15h09
RER C de Brétigny vers Paris
Perdus sur le chemin du retour
Fabrice Reymond

15h30 – 16h30
YGREC ENSAPC
Visite de l’exposition Prerecorded Universe par la commissaire d’exposition Alice Marquaille, concert de Myriam El Haïk et performances d’étudiants de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy (Leila Abdi et Shahrzad Fathi).

16h30 – 17h15
Marche à pied (ou bus)
Perdus sur le chemin du retour
Fabrice Reymond

17h15 – 18h45
la maison rouge
Visite commentée de l’exposition My Joburg par Paula Aisemberg, commissaire de l’exposition et directrice de la maison rouge suivi d’un pot offert à tous !
 
DÉTAILS DU PARCOURS

11h – 12h
Bétonsalon – Centre d’art et de recherche
Visite de l’exposition Quelque chose de plus qu’une succession de notes par la directrice et commissaire de l’exposition Mélanie Bouteloup, suivie de la performance Fabula de Violaine Lochu.

Quelque chose de plus qu’une succession de notes
Exposition du 22 mai au 20 juillet
Commissaire : Mélanie Bouteloup
Ada Magazine / William Anastasi / Amar Foundation / Willem Boshoff / Ian Carr-Harris / Alice De Mont / Ruy Guerra / Johnny Kit Elswa / Shirley, Douglas et Tam Krenak / Violaine Lochu / Ignazio Macchiarella / Pénélope Patrix / Taller Leñateros / Andrew Norman Wilson

Il y a dix ans, l’Unesco instituait une Convention pour la sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel, offrant une reconnaissance inédite à des pratiques de l’ordre de l’oralité, du rituel ou du savoir-faire. Comment éviter cependant que cette institutionnalisation ne les réifie ou uniformise, voire conduise à leur folklorisation ? L’exposition La transcription n’est en aucun cas un événement neutre interroge les paradoxes soulevés par la patrimonialisation de données culturelles par définition vivantes et évolutives. Elle affirme la singularité irréductible des pratiques immatérielles, comme des créations artistiques : chaque itération d’un chant, rituel ou geste est unique, rendant toute opération d’enregistrement ou de restitution partielle et subjective. Au croisement de l’anthropologie, de l’histoire, de l’art et de la muséologie, cette exposition entend ainsi révéler les failles de tout processus de transcription – témoignant de l’impossibilité de représenter et d’interpréter de manière objective le vivant.

Performance Fabula de Violaine Lochu.
Comment retient-on une forme orale ? Quelles déformations s’opèrent lors de la transmission d’un récit qui n’a pas été conçu dans l’écriture ? L’artiste et chanteuse Violaine Lochu propose deux actualisations de la question : une vidéo et une performance. Chinese whispers prend pour point de départ le jeu populaire du téléphone arabe ; une comptine française est racontée d’une personne à une autre par des non francophones, et des erreurs d’articulation et de prononciation se glissent, provoquant une érosion du sens. Dans la vidéo l’artiste a rassemblé les matériaux de ces récits et répète telle une ritournelle la comptine ainsi transformée. La performance Fabula poursuit le même questionnement en révélant l’oubli et la fixation comme deux autres aspects de l’altération d’une culture orale. Violaine Lochu reprend le conte du Petit Chaperon rouge, de tradition verbale, qui fut transcrit par de nombreux auteurs comme les frères Grimm et Charles Perrault. Par un jeu d’intonations, de silences et de remémoration, l’artiste révèle les aspérités, les fissures et les zones d’ombres qui forment l’identité fluctuante de tout récit oral, perdue à l’écrit. Elle met en œuvre une dynamique complexe de glissements, disparations et réapparitions qui est propre au conte populaire. Avec poésie, Violaine Lochu actualise et redouble les accidents inhérents à toute forme de transmission orale : oublis, déformations et surgissements constituent les aléas d’une pensée tout à la fois vivante, contingente et partagée.
Violaine Lochu est née en 1987, elle vit et travaille à Paris.

12h21 – 12h49
RER C de Paris vers Brétigny
Perdus sur le chemin du retour
Fabrice Reymond

13h – 14h30
CAC Brétigny
Vomir plays G20 song, concert-performance par Vomir alias Romain Perrot, suivi d’une visite de l’exposition There’s a Riot Goin’On par l’artiste Matthieu Saladin et d’un barbecue ouvert à tous!

There’s a Riot Goin’On
Exposition du 9 juin au 20 juillet
Comme énoncé d’exposition et programme de production, There’s A Riot Goin’ On devient l’intitulé d’une série dispersée d’annonces, d’actions, de publications, de logiciels, d’invitations, de manifestations sonores et d’événements, plus ou moins discrets, qui s’activeront et se déploieront durant toute l’année 2013 au CAC Brétigny, dans l’espace public, dans la presse et sur internet. Mais l’invisibilité et l’inaudibilité signifiées par le morceau qui lui donne son titre ne concernent plus seulement ici une supposée révolte sourde ; elles touchent également à des aspects de la vie sociale et économique qui échappent à l’appréhension directe, par leur caractère immatériel et/ou leur omniprésence, et qui néanmoins orientent et modèlent les attitudes, les conduites et les discours, les rapports sociaux et les activités quotidiennes.

Vomir plays G20 Song
Concert-performance le samedi 29 juin à 13h
Vomir alias Romain Perrot est une des figures centrales du courant bruitiste radical Harsh Noise Wall (HNW). Sa non-musique se définit par un flot monolithique brutal, intense, un maelström infini, inécoutable, le néant absolu.

Barbecue ouvert à tous!

14h42 – 15h09
RER C de Brétigny vers Paris
Perdus sur le chemin du retour
Fabrice Reymond

15h30 – 16h30
YGREC ENSAPC
Visite de l’exposition Prerecorded Universe par la commissaire d’exposition Alice Marquaille, concert de Myriam El Haïk et performances d’étudiants de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy (Leila Abdi et Shahrzad Fathi).

Prerecorded Universe
Exposition du 19 avril au 6 juillet
Brion Gysin, père de la Dreamachine, découvreur du cut-up, pionnier de la sound-poetry, a collaboré avec des créateurs et musiciens tout au long de sa vie, générant une œuvre complexe, expérimentale et protéiforme. Les outils du cut-up et des permutations viennent effacer le Verbe et ainsi remettre en question la sujétion aux imageries du contrôle dominant. Le son, la musique, permettent un accès plus direct, plus libre, à l’individu. Gysin maitrise les inventions techniques et les pratiques physiques pour reconfigurer son « mind » – esprit, connaissances et conscience de soi et du monde, réflexion… Il est encore un maitre à penser pour de nombreux inventeurs culturels.
Prerecorded Universe, dont le titre évoque les cut-ups faits de bandes magnétiques, métaphores d’un monde préenregistré, que l’on peut découper, ré-assembler ou brouiller, présente des créations récentes d’artistes qui réactualisent l’investissement de Gysin à contester une réalité. Les perceptions sensorielles du temps et de l’espace y sont mises à mal, déjouées et recomposées. Des performances, une édition, une émission radio viennent apporter des alternatives à l’exposition et enrichissent ainsi son répertoire de formes, ses desseins et s’infiltrent vers d’autres publics.
Cette enquête expose, à la façon d’un sample, des filiations où se croisent le poète spoken word Black Sifichi, les musiciens Mathias Delplanque et Ramuntcho Matta, les artistes Pierre Beloüin, Fouad Bouchoucha, P. Nicolas Ledoux, les vidéastes Eric et Marc Hurtado,  la compositrice-plasticienne Myriam El Haïk, les étudiants de l’ENSAPC ou encore de nombreux groupes rocks, industriels, alternatifs.

Performances/concerts d’étudiants de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy
Pour Hospitalité c’est de son qu’il sera question et de l’actualisation des pratiques de Brion Gysin. En effet, l’invitation faite à Fabrice Reymond et au public de se réunir est l’occasion d’explorer la musicalité de la voix, d’expérimenter la transe générée par les boucles répétitives.
Suite au workshop mené autour de la méthode cut-up et de la poésie sonore, Leila Abdi et Shahrzad Fathi, étudiantes à l’ENSAPC, vont présenter leurs créations. Shahrzad compose une partition à partir de mots phonèmes ; la mise en boucle et la superposition des ces unités vocales avec des babils d’enfants — plus petites structures que la voix produit — génère une altération des significations mais aussi un ressenti corporel intense.
Myriam El Haïk, artiste et compositrice d’origine marocaine, présentera sa nouvelle oeuvre écrite pour deux pianos jouets. Dans cette partition, elle utilise de courts ensembles de notes qu’elle joue en les superposant, les alternants, les répétants et provoque ainsi une perte des repères temporels et sensitifs, à l’origine du phénomène de transe.

16h30 – 17h15
Marche à pied (ou bus)
Perdus sur le chemin du retour
Fabrice Reymond

17h15 – 18h45
la maison rouge
Visite commentée de l’exposition My Joburg par Paula Aisemberg, commissaire de l’exposition et directrice de la maison rouge suivie d’un pot offert à tous !

My Joburg
Exposition du 20 juin au 22 septembre
Après My Winnipeg (Manitoba, Canada) en 2011, la maison rouge poursuit son cycle d’expositions consacrées aux scènes artistiques de villes dites « périphériques », en mettant à l’honneur cette année la ville de Johannesburg en Afrique du Sud. Couramment appelée Joburg ou Jozi, par ses habitants, Johannesburg est une mégalopole qui regroupe plus de 6 millions de personnes. Capitale économique du pays, Joburg est une ville de contrastes qui porte l’empreinte des bouleversements historiques, sociaux, économiques qu’a connus le pays depuis la fin de l’apartheid. L’exposition présente une cinquantaine d’artistes en mettant l’accent sur l’effervescence artistique de ces vingt dernières années. Elle permet de découvrir, aux côtés d’artistes déjà reconnus internationalement comme Jane Alexander, Kendell Geers ou William Kentridge, de jeunes artistes encore largement méconnus en France comme Kudzanai Chiurai, Zanele Muholi, Mary Sibande, ou Mikhael Subotzky, ainsi que la jeune génération de photographes formée par le Market Photo Workshop, fameuse école de photographie fondée en 1986, à laquelle une section de l’exposition a été confiée.

Pot offert à tous!

Perdus sur le chemin du retour
Fabrice Reymond a rêvé de fragmentation, de dispersion ; des mots, des objets, des idées éparpillés. Un Petit Poucet titubant, ivre, un Petit Poucet qui aurait pris des cailloux non pas pour marquer son chemin à l’aller mais pour indiquer son errance au retour. Un Petit Poucet qui voudrait faire le point sur sa disparition.
C’est toujours l’anabase, la remontée vers l’origine, le passé plus riche en futur qu’aujourd’hui. On cherche le chemin du retour et on finit par se perdre. C’est en se perdant qu’on laisse les traces de son existence. Pas de présent sans paresse, sans ivresse, sans errance, pas de présent sans d’infinies spéculations, pas de présent sans désoeuvrement.
Entre ville et campagne, le parcours forme une boucle le long de la ligne C, dessinée par le narrateur. Perdus sur le chemin du retour, nous sèmerons les indices qui tracent la carte du présent.

Fabrice Reymond étudie la théologie à l’université de Strasbourg. De 1993 et 1998 il réalise des documentaires pour France Culture. Entre 1999 et 2002 il fait le post diplôme de Lyon et participe à la programmation de l’espace alternatif Public. Il a co-dirigé Art conceptuel : une entologie et est l’auteur de Nescafer.dvd édité aux Laboratoires d’Aubervilliers en 2002, d’Anabase en 2009 et de Canopée en 2012 édités aux éditions Mix.

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5.Maison_rouge  3.Pique-nique_CAC

2.Concert_Vomir

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